11 février – Journée mondiale des malades.

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« Au commencement, j’étais moi. Jeune adulte de 23 ans, fraîchement diplômée. Je mangeais des lasagnes à gogo. Je buvais de la bière en soirée, bien que je n’aie jamais vraiment aimée ça. Je fumais des cigarettes, beaucoup trop. Je me couchais parfois le matin et me levais 5h après, comme si de rien n’était. Et les jours reprenaient leur rythme. C’était ça, ma vie – Le monde m’appartenait. Et un jour, ça c’est juste arrêté – Quelque chose s’est éteint en moi et la douleur s’est réveillée.

C’est pas facile quand ton corps te contrôle, il te reste pas grand chose après. Il reste la pensée – Avant, je rêvais que je sauvais le monde, maintenant je rêve que je me sauve moi – Je suis devenue ma propre héroïne. Je ne deviens pas invisible, je ne change pas le feu en glace, mais je me bats, fort. Tous les jours. Si je lève les bras je ne m’envole pas, mais je ne les baisse pas pour autant. »

Ces quelques lignes, je les ai écrites l’année dernière, au sujet de ma fibromyalgie. Cette histoire, c’est la mienne, mais c’est aussi celle d’autres personnes, cachées dans l’ombre. Je pense à toi, l’homme silencieux, honteux de porter ce fardeau qui ne devrait pas en être un. À toi, la femme affaiblie par les diagnostics négatifs, mais qui tiens debout, malgré tout. À toi, l’Humain en perte d’identité, après avoir été traité comme un numéro de dossier pendant toutes ces années. À vous tous, qui méritait d’être enfin entendus.

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